 Toy story | Photo d'un BJ25 de 1953, construit à 289 exemplaires.
Nous sommes en 1929, Sakichi Toyoda, industriel japonais et inventeur de métiers à tisser automatiques, donne à son fils le bénéfice de la vente des droits de fabrication de ses machines. L'aîné des Toyoda, Kiichiro, passionné d'automobiles, se lance alors dans l'étude et la production de moteurs automobiles. La première berline A1 sortira des chaînes de montage en 1935.
En japonais, les idéogrammes de Toyoda s'écrivent en six traits de pinceau. Six étant un nombre malchanceux, le nom a été volontairement changé en Toyota qui s'écrit en sept coups de pinceau. Sept étant un nombre porteur de chance. Ndlr : certains écrits mentionnent huit au lieu de sept...
En 1938, dix mille véhicules sortent des ateliers de Toyota Motor Corporation. Ce n'est qu'en 1945, après la capitulation de l'armée japonaise, que l'industrie nippone tombe aux mains des Américains. En 1947, la TMC lance le projet B 85, réplique de la Jeep MB US. Le moteur, un modèle B essence, est déjà un gros six cylindres de 3.4l développant 85 ch. Le châssis provient provient de la gamme camion type "SB".
En 1951, la Jeep Toyota à moteur B (d'où BJ, avec J pour Jeep) voit le jour. Les ingénieurs de la TMC décident de s'attaquer au Mont Fuji au volant de deux BJ. L'un deux atteindra le sixième checkpoint du Mont Fuji qui en compte dix. L'évènement est suffisamment remarqué pour que la police elle-même adopte le BJ.
Les années 1950 voient apparaître une série de dessins de prototypes et de différents carrosseries. Ce n'est qu'en 1954, que le nom de Land Cruiser apparaît. Une sympathie incroyable se développe autour de ce 4x4. Il se vend dans tous les coins de la planète.
En 1955, le Land Cruiser reçoit un nouveau moteur essence, le "F", un six cylindre de 3,8l développant 105 ch.
En 1958, le FJ28V (V pour Van) voit le jour et représente, pour de nombreux historiens de la marque, le premier véritable Station Wagon puisque son empattement est rallongé et mesure désormais 2.650 mm.
En 1962, il fête son cinquante millième exemplaire sorti des chaînes. Le cap du million sera franchi en 1981, celui des 100 millions en 1999. Il devient l'un des 4x4 les plus construits et les plus utilisés dans le monde. Depuis, pour les fanatiques de tout-terrain, le Land Cruiser, c'est le "Toy".
Source : "le tout-terrain en 1000 photos". Ed Solar
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|  Saga des Land Cruiser | En près de soixante ans, la généalogie du Land Cruiser est passionnante. Pas moins de huit générations se sont déjà succédées.
Les Heavy duty sont apparus les premiers en 1951. Ils regroupent les séries BJ, 20, 40 et 70
Les Station Wagon sont apparus en 1967. Ils regroupent les séries 55, 60, 80, 100 et 200
Les Light duty sont apparus en 1985. Ils regroupent les séries 70, 90 et 120
"Ce qui était lointain se rapprocha, ce qui était infranchissable fut franchi, et le monde devint plus petit. Après le Land Cruiser, rien ne fut jamais pareil. " Extraits du marketing Toyota de l'époque.
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|  Histoire du Station Wagon | Photo d'un HJ 55, rarissime.
C'est en 1967 que le LC station wagon est née. La série 5 est un grand break à 5/6 portes, de 2 à 9 places à la double vocation d'utilitaire et de transport de personnes. Il reçoit une généreuse motorisation "H" pour 6 cylindres diesel montés dans un châssis renforcé et équipé d'une suspension adaptée.
Surnommé le "Ironpig", ce gros 4x4 prévu pour le marché américain fût l'un des premiers modèles a être importé en Europe en 1970. Il était relativement confortable tout en gardant les capacités de franchissement de la série 4.
"Station" pour gare, et "Wagon" pour moyen de transport. Un SW à de quoi transporter voyageurs et bagages depuis la gare jusqu'à leurs domiciles... C'est toujours vrai aujourd'hui.
En 1980 apparaît la série 60, un comportement routier amélioré et plus de place à bord. En 1981, plus d'un million de Land Cruiser avaient déjà été vendu dans le monde. Ils roulent toujours...
En 1990, le LC série 80 pointe son nez. Une légende va s'en suivre. Il a beaucoup été écrit sur ce véhicule. Un mariage unique et réussi de confort et de talent sur route et en tout terrain. Une solide réputation de robustesse et de fiabilité qui en fait un des véhicules les plus prisés des raiders. Une valeur sûre encore très convoitée. Sa côte d'amour atteint des sommets. Le HDJ 80, c'est "le" Toy, le vaisseau amiral, le "Range" de chez Toyota en plus costaud. Véritable taureau de combat, son press book est un bottin. Superlatifs. On l'a vu plus large, plus haut, plus rapide, plus puissant, travaillé façon rallye-raid, au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest. A t-on fait mieux ? Pas sûr... selon certains connaisseurs. Voyageur au long cours exceptionnel, il reste le compagnon préféré pour partir... et revenir.
En 1998 arrive le LC série 100. Luxueux et puissant, il arrive aux sommets de la catégorie. Ses talents de tout terrain restent hors pair. Depuis peu, il reçoit enfin l'estime des aficionados du raid. Pour d'autres spécialistes, ce digne héritier reste à optimiser pour qui veut aboutir à un successeur du 80. Une belle seconde carrière s'annonce pour lui.
En 2008 le LC série 200 à moteur V8 diesel remplace le 100. Cette huitième et dernière génération à tout au superlatif, un super 100 ! Il est capable de cruiser à 200 km/h et de grimper aux arbres, comme ses aînés. Et dire que les préparateurs lui mijotent déjà des habits de baroudeur...
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|  "KZ" Kesako | "KZ" désigne, pour les connaisseurs, ce Land Cruiser KZJ 73 avec lequel nous avons tourné aux 24 heures de Paris en 2006. CQFD ? ... Je m'en doutais !
Lisez la suite pour comprendre ce que signifient FJ 55, BJ 42, HJ 61, HDJ 80, FZJ 73, KDJ 95 ou PZJ 70...
Les lettres qui précèdent le "J" définissent le type de motorisation. Le "J" veut dire tout-terrain, c'est la "Jeep" de Toyota. Le Land Cruiser. Les chiffres accolés ensuite précisent le châssis des séries 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12 et 20. Par exemple 71, 73 ou 75 pour la série 7. Attention, cette nomenclature n'est pas toujours liée à la taille du châssis car si le 95 est plus long que le 90, à contrario le 120 est plus long que le 125...
L'association "motorisation + J + série" permet d'obtenir la combinaison gagnante du Land Cruiser.
A partir de la liste des motorisations ci-dessous, il est facile de décrypter la production des Toy.
- F pour moteur essence 6 cylindres produit entre 1953 et 1993
- R pour moteur essence 4 cylindres produit entre 1984 et 1995
- FZ pour moteur essence 6 cylindres produit à partir de 1992
- RZ pour moteur essence 4 cylindres produit à partir de 1996
- VZ pour moteur essence V6 produit à partir de 1996
- UZ pour moteur essence V8 produit à partir de 1998
- B pour moteur atmosphérique diesel 4 cylindres produit à partir de 1974. (Il désigne également le premier moteur 6 cylindres essence produit entre 1950 et 1953).
- L pour moteur diesel 4 cylindres produit à partir de 1984
- KZ pour moteur diesel 4 cylindres Turbo à injection indirecte produit à partir de 1993
- KD pour moteur diesel 4 cylindres Turbo à injection électronique directe + rampe commune produit à partir de 2000, le fameux D-4D
- PZ pour moteur diesel 5 cylindres à injection indirecte produit entre 1990 et 1994
- H pour moteur atmosphérique diesel 6 cylindres produit entre 1972 et 1989. Le moteur H était produit par Hino, une filiale de Toyota
- HD pour moteur diesel 6 cylindres Turbo à injection directe produit à partir de 1989
- HZ pour moteur diesel 6 cylindres à injection indirecte produit à partir de 1990
- VD pour moteur diesel 8 cylindres bi-Turbo à injection électronique directe + rampe commune. Il vient de paraître sur le dernier Station Wagon 4.5l V8 D-4D.
Alors cette fois, c'est plus clair ?
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|  KAISEN, la qualité par l'amélioration continue... | "La compétition fait progresser nos véhicules de tous les jours"
Pourquoi cette passion pour les Toy, plutôt qu'une autre marque ? De bonnes et de mauvaises raisons car je respecte tous les vrais 4x4. Parmi les explications objectives, je reconnais chez Toyota d'impressionnantes méthodes de production de ses véhicules. Cette particularité mérite d'être soulignée, elle est gage de fiabilité, de longévité et de qualité. Cette référence industrielle est sans doute loin d'être un modèle social absolu, mais les experts semblent converger vers une même analyse : Toyota n'est pas devenu n°1 par hasard. Aussi, je vous propose de plonger dans l'univers de nos amis japonais et d'y découvrir quelques uns de leurs secrets de fabrication. Dépaysement garanti.
On a beaucoup écrit sur le Kaisen… c'est la fusion de deux mots japonais Kai et Zen qui signifient respectivement changement et bon, traduisez par amélioration continue et recherche permanente de l'innovation… Le Kaizen s'exprime au travers d'un souci constant du détail ; quotidiennement, chaque employé recherche le meilleur geste, la meilleure pratique qui permettra d'allier qualité et économie. Côté encadrement, la rigueur dans l'exécution fait pencher la balance en faveur de l'allègement du management, soutenu par les outils du Lean Manufacturing (méthodes de production light) tels que le jidoka (détection automatique de défauts), le kanban (système de réduction des stocks) ou encore le poka yoke (traque des erreurs). Bref tout comme chez nous !
Cette progression « pas à pas vers l'excellence » fondée sur la responsabilisation et l'autonomie de chaque membre de l'équipe et la lutte ininterrompue contre les gaspillages a permis au système de production Toyota de devenir la source d'inspiration pour les industries du monde entier. Un levier de l'excellence. Le succès repose avant tout sur une série de concepts qui semblent évidents, mais qui sont à l'origine du "trust Toyota" dans les études de fiabilité et de qualité. Traitement immédiat de tout problème, privilège donné au « terrain » et à l'expérience pratique des employés... Loin de faire appel à de savantes théories, la réussite du constructeur nippon est avant tout affaire de bon sens, de pédagogie, et de déploiement intelligent des ressources. Là, on croit rêver. Une formule indiscutablement efficace au vu des résultats, et qui ne va pas sans donner un éclat tout particulier à la « légende Toyota ». La fameuse « Toyota Way » n'a pas volé l'engouement qu'elle suscite ; en 2007, le nouveau champion japonais souffle ses 70 bougies et se félicite de sa triple couronne : numéro un du marché mondial de l'automobile, précurseur de la protection de l'environnement grâce à la technologie hybride, et modèle planétaire en termes de culture d'entreprise. A chacun d'en juger !
L'ultime botte secrète de Toyota, c'est certainement la recherche de la satisfaction de la clientèle. « L'innovation telle que l'entend Toyota n'est efficace que si elle répond aux besoins du marché, dans une optique de sur-mesure ». Encensée dès 1983 par un best-seller : Le Prix de l'excellence comme la marque la plus « à l'écoute du client », Toyota n'a pas cessé d'incarner l'ambition de Kamiya Shotaro, premier responsable des ventes du groupe : "Le client d'abord, le concessionnaire ensuite, le constructeur enfin." En 2006, Toyota Motors Europe met en place la prix "Toyota Ichiban" qui récompense les concessionnaires pour la satisfaction de la clientèle au niveau des différents services proposés. "Ichiban" vient d' "Okyakusama" qui signifie en japonais "le client d'abord". Hypocrisie cachant la réalité ou système révolutionnaire, je ne vous ai rien dit.
Pour finir, disons que Toyota doit en grande partie son statut au 4x4. Le BJ s'est implanté et a pris racine sur tous les continents. Assurant dans le même temps, la notoriété et la prospérité de Toyota. Aujourd'hui, la marque a développé une force de frappe mondiale. En Europe, le 4x4 est le fer de lance de la marque. Une indéniable porte d'entrée sur nos marchés automobiles et un blason de totale fiabilité pour sa gamme généraliste. Là, j'en connais qui vont rigoler et penser que je suis de très mauvaise foi !
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