Une passion pas comme les autres

Les sceptiques demandent. Pourquoi une passion, pourquoi de tels défis, à quoi ça sert ?

"A rien. C'est comme Mozart, ça ne sert à rien. Supprimons de nos vies tout ce qui est inutile, que reste-t-il ? Je vous laisse imaginer ! L'ingénieur de génie Gustave Eiffel a conçu de nombreux ponts et ouvrages d'art extrêmement utiles. Que retient l'humanité de lui, si ce n'est la tour Eiffel, ce monstre d'inutilité mais qui exprime tellement bien le rêve ?" Propos du navigateur français Gérard d'Aboville

Un raid en 4x4, c'est magique


Choisir l'aventure pour ses vacances. Rompre avec ses habitudes, oublier quelques jours le confort de nos vies modernes, rouler sans la peur de perdre des points !

Retour aux sources assuré, ces vacances là vous laissent des souvenirs pour longtemps. Sans parler des rencontres avec les populations, les enfants des villages, les nomades. Faire une pause dans nos vies civilisées, prendre le temps d'admirer des paysages, de regarder les étoiles. Le soir au bivouac, je ne connais personne dont l'ambiance d'un feu de camp laisse indifférent.

Ceux qui rentrent de raid savent relativiser plus que les autres ; un robinet d'eau qui coule, une nuit dans un bon lit, une douche chaude… Les vacances en hôtel club deviennent un temps fades voire banales.


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Papa ne parle que de "cat-cat"


"Attention au piège qui serait de ne vivre que pour sa passion" car ils sont rares ceux qui peuvent en vivre. Ultime bonheur ? Peut être, mais ce n'est pas mon métier.

Ma passion, mon espace de liberté.

Une passion comme une fuite, ou au mépris de tout le reste ? Non, cela demanderait beaucoup trop de sacrifices. Une passion comme une évasion, comme un projet qui donne des ailes, comme un but "extra ordinaire". Oui. Reste à trouver l'équilibre entre "toujours plus" et tentation, entre carpe diem et frustration, entre envie et besoin. Comme par alternance, la vie d'un "super hobby" se partage au rythme de ces choix. Elle n'est qu'une question de dosage, alors parfois vive les compromis... Un "projet passion" qui se réalise permet de  côtoyer, un temps, le bonheur absolu parfois tant attendu. Combien de pères de famille se retrouvent dans ces quelques mots.

La seule règle est qu'il n'y a pas de règle. Il faut un temps pour tout. A chacun de trouver la place qu'il souhaite donner à sa passion. Laisser sa petite famille en larmes pour aller jouer dans le sable du Sahara n'est pas un moment facile et encore moins amusant.  Les retours sont à contrario forts et remplis d'émotions.

Ma passion dépasse la simple lecture de la presse spécialisée... Tant mieux ! Alors je profite pleinement des rares moments où je me consacre à mon Toy. Ces moments sont encore plus intenses lorsque je roule sur les pistes africaines.

Du temps et de l'argent

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Pas la peine de se le cacher, jouir de cette belle passion nécessite du temps libre et de nombreux euros... Pourquoi n'ai-je pas continué ma collection de timbres ou mes maquettes de bateaux.

La fin justifie les moyens et les efforts que l'on se donne. Acheter et entretenir nos jouets à 4 roues demande déjà un sacré budget. Expliquer (justifier !) ensuite le coût des équipements d'un 4x4 relève de la poésie. Une vraie préparation peut coûter plus cher que le prix de la voiture.

Une passion dévorante, rentable ? Sûrement pas, d'autant plus que nos économies peuvent partir ... en fumée !

Quelqu'un m'a dit : Cette passion nécessite d'aller de l'avant et demande  parfois de prendre des risques. C'est un véritable engagement. En retour, elle procure des plaisirs rares ... et chers !

Une passion qui grandit vite


Mon histoire. Quand j'étais petit garçon... Je me souviens d'une petite voiture de pompier en métal rouge. Ce n'était pas un Toy mais un Range Rover de première génération ; je l'imaginais dans des situations impossibles, atteignant des endroits inaccessibles. Il progressait toujours...

Plus tard mon attirance pour les 4x4 s'est confirmée alors que les ados qui m'entouraient ne parlaient que de voitures plates, allemandes ou italiennes ! Permis de conduire en poche, le premier 4x4 que j'ai conduit fut un Range Rover (un rêve de gosse qui se réalisait). Il poussait fort avec son V8 à double carburateurs Weber.  Son sympathique propriétaire adorait voir le capot se déformer sous l'effet de l'aspiration des carbus...
J'ai dû rouler une heure dans ce 4x4 vert anglais, ce fut une révélation.

Une année estudiantine aux USA me fit découvrir les gros V6 essence boîte auto (GMC, Jeep, Chevrolet, Dodge). Je voulais tous les tester. J'ai un bon souvenir de la conduite sur les highways recouverts de neige. Un passage sous les drapeaux en bonne compagnie des fusiliers marins me fit goûter aux joies du pick-up 504 Dangel, du classique P4, d'un redoutable SOVAMAG et de l'Auverland A3 (pas mal comme première voiture de fonction). J'ai souvenir d'un gros bourbier breton dans lequel je me suis tanké avec un Land 110... j'ai passé une nuit à creuser mains nues pour ne pas alerter les copains de la Cifusil.
Résultat : une jolie poupée au bout de chaque doigt pour cacher les panaris... Amusant pour saluer le Commandant !

C'est en voyage de noces que j'ai découvert les joies du cabri Samourai Suzuki. Rien de tel que de rouler à fond sur une plage polynésienne de sable fin pour se lancer dans la vie ! Puis vint mon premier stage à l'école de pilotage 4x4 de Philippe Simonin sur l'un de ses "Ultra Moche Motorisés". Quelle trapanelle fantastique.











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